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Lettre à Monsieur Hugues PARANT DIRECTEUR GENERAL EPADESA

Courbevoie, le 1er mars 2016,

samedi 12 mars 2016, par idp

Monsieur,

J’ai pris connaissance des arguments que vous développez pour refuser de satisfaire à notre demande de cheminement de substitution dans votre courrier du 22 janvier 2016.
Sauf erreur de ma part, je considère que vous n’avez pas une juste connaissance de ce dossier et surtout de son historique : en 2007, la SCS impose la mise aux normes des conditions de sécurité des ERP, ce dont l’EPADESA ne tient aucun compte. En 2010, la même SCS constate qu’aucune mise en demeure n’a été prise en compte et l’EPADESA répond alors que pour réaliser le contrôle du réseau sprinkler, il lui est indispensable d’accéder au faux plafond amianté, ce que refusent les techniciens chargés de ce travail. La SCS exige en conséquence la fermeture. Ainsi l’EPADESA a gagné, il obtient ce qu’il souhaitait depuis des années.
Et je ne reviendrai pas sur la qualité de l’escalier métallique ou sur la fiabilité des élévateurs (80/90% en moyenne) qui se traduisent par 5 à 10 jours d’arrêt par mois selon DEFACTO. Dix jours d’arrêt en janvier, par exemple.
Votre argumentation pour refuser la liaison entre les deux tunnels affirme :
Tunnels piétons

La question du rétablissement de la fonction de transit des couloirs piétons quant à elle n’est pas financière mais d’ordre règlementaire. Je rappelle que ces couloirs sont un dispositif dérogatoire à la fermeture du centre commercial Coupole ordonnée en 2010 par la Commission de sécurité. Leur mise en place n’a été autorisée que pour permettre de maintenir l’accès aux parkings et les sorties de secours des tours, et à la condition que les effectifs présents dans ces couloirs soient strictement limités, rendant impossible le maintien de la fonction de transit.
Si un rétablissement intégral de la fonction de transit n’est donc pas envisageable, la réouverture au public de l’escalier intérieur Regnault existant pourra être proposée à la Commission de sécurité à l’issue de l’étude actuellement menée par l’EPADESA et le gestionnaire des couloirs. Cette réouverture représenterait néanmoins une augmentation non négligeable de l’effectif présent dans les couloirs et à ce titre pourrait ne pas être acceptée par la Commission, qui reste souveraine en la matière.
Je vous prie de d’agréer, Monsieur le président, l’expression de ma considération distinguée.

Nous avons étudié votre argumentaire pour justifier l’impossibilité de répondre favorablement à notre demande, et, pour cela, nous sommes entrés en contact avec la SCS où Mme Catherine REICHERT et Mme MICHAU ont accepté de répondre à nos questions consécutives à notre courrier à Monsieur le Préfet :

Monsieur

La sous-commission départementale exerce toutes les attributions relatives à la sécurité contre les risques d’incendie dans les ERP et IGH c’est à dire :

procède aux visites de contrôle périodiques et aux réceptions de travaux dans les ERP de 1ère catégorie (recevant plus de 1500 personnes) et IGH (ouverts au public).

Elle n’est en aucun cas compétente pour les aménagements des espaces publics et n’accorde pas les autorisations de circulation et d’accès dans un ERP qui d’autant plus est fermé. Si des accords ont été passés entre les différentes tours pour permettre de passer dans cet espace, ce n’est pas du ressort de la commission de sécurité.
Quant à votre dossier concernant l’accès des PMR, il vous faut consulter l’EPADESA, responsable du territoire de la Défense

Ainsi vos arguments s’avèrent fallacieux comme nous allons le démontrer :
Si les tunnels sont un dispositif dérogatoire de sorties de secours des tours et d’accès aux parkings, leurs usage est aujourd’hui tout autre. L’arrête municipal du 30 juillet 2010 stipulait : à la condition que les effectifs présents dans les couloirs soient strictement limités rendant impossible le maintien de la fonction de transit …
Que veut dire « effectifs présents » ? Aujourd’hui La SCS considère que l’aménagement PMR que nous réclamons ne relève pas de sa compétence dans la mesure où l’EPR n’existe plus.

Sortie de secours ?

Le tunnel accédant à la tour Total est un cul de sac. A noter : 150 m de couloir sans issue de secours, a son extrémité, du fait d’une négligence de l’EPADESA.
La mise en service de notre proposition serait une solution permettant de mettre ce couloir en conformité car la seule issue de secours se trouve aujourd’hui passage du mur de Berlin, à l’autre extrémité ! Si la SCS avait été interrogée sur ce parcours elle aurait imposé de respecter cette norme de sécurité

La solution de transit serait impossible
Sachez que malgré cette affirmation, la solution de transit est une réalité quotidienne ! Le parking qui a une capacité de 2 500 places enregistre un transit journalier de 1 300 véhicules. Aux dires du gestionnaire de parking, tous les utilisateurs, qu’ils soient employés dans les tours ou simples usagers, sortent par les tunnels. Sans compter les usagers du club de Gymnastique qui accèdent directement de la place Jean Millier. L’accès aux personnes à mobilité réduite en plus de l’usage actuel augmenterait il de façon importante le transit actuel ?

Proposition de réouverture de l’escalier Coupole

La réponse de la SCS est de dire que ce n’est pas de sa compétence car c’est indépendant d’une réouverture de l’EPR. Nous vous interpellons sur ce sujet dans des courriers depuis février 2014, puis en juin 2015 et enfin en février 2016.
Vous affirmez constamment que ce n’est pas un problème financier mais nous constatons, pourtant, que cela serait le seul argument valable que vous pourriez justifier.
Depuis le début de notre intervention nous constatons que, si vous reconnaissiez que ce cheminement était réalisable, le temps d’étude que vous ne manqueriez pas de compliquer, ajouté à la consultation des entreprises et à la réalisation des travaux, feraient perdre son intérêt faute de temps …
L’ascenseur Séquoia sera mis en service, si ce dernier résout en partie la fermeture de la contre allée du CNIT. Il ne répond pas au problème actuel du quartier Regnault qui subit un cheminement inadapté depuis maintenant cinq ans !
Il est, je pense, temps de regarder ce dossier à long terme. Le projet de la Bordelaise ne verra jamais le jour. D’ailleurs aucun permis de construire n’a été déposé. Total y est formellement opposé, d’autant qu’il envisage de quitter la tour, qui a 35 ans, pour engager une action de réhabilitation. Tous ces travaux nécessitent le libre accès sur la dalle pour le chantier.

Ainsi, au terme de ces quelques explications, je crois, M PARANT, qu’il est temps de mener une concertation avec la Mairie, DEFACTO, Association Village ,l’association du square Regnault, sur ce dossier. C’est pourquoi, dans l’attente de cette rencontre, nous vous prions de croire à l’assurance de notre parfaite considération et de notre volonté totale d’efficiente coopération dans l’intérêt commun dont celui des riverains.
André FESSY
Président de « Association Village »

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