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LA DEFENSE BRADE SES TOURS (JD 28/10 2012)

mardi 13 novembre 2012, par afe

L’EPADESA a du renoncer à faire payer, sous la pression gouvernemental, les droits à construire pour permettre à UNIBAIL de réduire le cout de réalisation de la tour Phare.
Elle a aussi renoncer à prendre en considération l’impact catastrophique de cette tour sur tout un quartier de Courbevoie.

Tout comme pour Hermitage, le permis de construire octroyé pour la Tour Phare est une décision politique.
L’EPADESA devait renoncer à faire payer, sous la pression gouvernementale, à leur vraie valeur, les droits à construire pour permettre à UNIBAIL de réduire le coût de la réalisation de cet ouvrage.
Pour Hermitage, c’est encore pire puisque c’est l’ex Président qui a décidé de sa construction lors d’un voyage en Russie sans en référer au préalable au conseil d’administration de l’EPADESA.
Dans le cadre du Plan de Renouveau de la Défense une tour de 300 mètre est-elle indispensable ?
Le quartier d’affaires de La Défense est déjà un symbole, sans y ajouter l’emblème supplémentaire de la tour Phare ; deux tours ferons plus de 250 mètre de hauteur après déconstruction reconstruction (soit pour certaines 100 mètre de plus par rapport à leur hauteur actuelle).
Le plan de renouveau n’a pas pour but que de créer uniquement des m² de bureaux.
Ceux-ci doivent être accompagnés d’aménagements qui doivent permettre le respect et l’amélioration de la qualité de vie des riverains, des salariés, des étudiants et des visiteurs soit tous les utilisateurs de la Défense.
Le projet de construction de la Tour Phare est à lui seul tout le contraire.
A quoi doivent servir les droits à construire si ce n’est pas à améliorer les conditions de vie dans le quartier ?
Avant que soit prise la décision du Plan de renouveau, un bilan avait été effectué sur les besoins d’aménagements nécessaires (ils sont d’ailleurs décrits dans le plan).
D’autre part, avant même de parler d’améliorations, il fallait prendre en compte le simple entretien et la mise à niveau de l’existant. A cet effet, DÉFACTO a fait apparaître la nécessité de remise en état de la dalle, des travaux importants à engager (150 millions d’euros) pour mettre les tunnels en conformité, le remplacement des escalators et des ascenseurs obsolètes toujours en panne, la requalification du boulevard circulaire en boulevard urbain, la fluidité des liaisons piétonnes entre les villes de Puteaux et Courbevoie et la dalle …

Plus grave l’EPADESA a autorisé le dépôt du permis de construire sans, au préalable, s’être assuré :

    • des conditions d’exploitation de la Tour Phare dans le respect de la sécurité routière sur ses voies d’accès, la sécurité publique, l’accès aux transports en commun, la qualité de vie des 20 000 résidents du Faubourg de l’Arche et les 30 000 salariés et étudiants qui composent ce quartier,
    • des conditions de vie avec les 8000 salariés supplémentaires de la tour elle-même, auxquels s’ajoutent ceux des tours Ava et Trinity (5000 personnes de plus) qui bien évidement vont venir grossir les rangs des utilisateurs de l’unique accès aux transports en commun de la place Carpeaux …

Alors que le Plan de renouveau y apportait une attention toute particulière.

Les nouvelles tours doivent respecter les règles internationales les plus strictes sur le plan de la Haute Qualité Environnementale.
Alors que dire d’une tour conçue en 2008 s’engageant à respecter la RT 2005 et non la RT 2012 et dont on ne peut décemment pas envisager un début d’exploitation avec 2019 ?
Sur le plan énergétique, la Tour Phare est déjà obsolète alors même qu’elle n’est pas encore construite.
Quel attrait aura pour ses futurs occupants une tour dont les frais de fonctionnement représenteront un vrai gouffre financier ?

On constate toute la différence avec l’aménagement de l’EPASA où la municipalité de Nanterre n’a pas cédé aux ambitions premières de la direction de l’EPAD qui voulait aménager cette zone dans la même perspective que la Défense.

A la Défense le développement durable n’est plus un critère prioritaire, surtout s’il génère des obstacles pour les promoteurs alors que sur le territoire de Nanterre il est une priorité.

Alors oui (peut-être) à de nouvelles tours, mais pas sur des emplacements qui génèrent davantage de contraintes et de dépenses que le statu quo, et ce uniquement pour plaire à des investisseurs et/ou promoteurs.

Quand une bouteille est pleine, toute goutte supplémentaire déborde.
Nous pensons que nous pouvons commencer à dire aujourd’hui que le territoire historique du quartier d’affaires de la Défense (périmètre de l’EPAD) est quasi plein et que tout projet supplémentaire conduira à des nuisances qui pénaliseront l’existant.

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